Côte d’Ivoire : une usine de 10 milliards FCFA pour transformer le karité et le soja à Bouaké
La Rédaction
Publié le 12 oct. 2026 · 2 min de lecture

Vue aérienne de l’usine Beta Veg Oil de transformation du karité et du soja à Bouaké, en Côte d’Ivoire Source : UNISERV BTP
La ville de Bouaké renforce progressivement son positionnement agro-industriel avec l’arrivée de Beta Veg Oil, une nouvelle unité de transformation du karité et du soja implantée à Kongodékro. L’usine, dont l’inauguration a eu lieu le 12 octobre 2026, représente un investissement global annoncé de 10 milliards FCFA et ambitionne de développer la valorisation locale de ces deux matières premières agricoles.
Le projet prévoit une première phase d’investissement de 5 milliards FCFA, sur une enveloppe globale estimée à 10 milliards FCFA. L’installation devrait disposer d’une capacité de transformation de 200 tonnes de matières premières par jour, correspondant à environ 70 000 tonnes par an selon les prévisions communiquées. Ces volumes restent des capacités annoncées et ne constituent pas encore des niveaux de production effectivement atteints.
L’activité industrielle doit notamment porter sur la fabrication de beurre de karité, d’huile de soja et de tourteaux. Ces produits répondent à des débouchés distincts : le beurre de karité intéresse les industries cosmétique et alimentaire, l’huile de soja alimente le marché des huiles végétales, tandis que les tourteaux peuvent être valorisés dans la fabrication d’aliments pour animaux.
PublicitéCette diversité de produits pourrait contribuer à améliorer la valorisation économique des matières premières et à renforcer les liens entre les filières agricoles et les industries de transformation. Pour les producteurs, l’enjeu sera notamment de disposer de débouchés réguliers, capables d’absorber des volumes importants tout en assurant des conditions commerciales viables.
L’implantation à Bouaké présente également un intérêt territorial. Située au centre de la Côte d’Ivoire, la ville bénéficie d’une position favorable pour l’approvisionnement depuis plusieurs bassins agricoles et pour la distribution vers les marchés intérieurs et sous-régionaux. Le développement de nouvelles capacités de transformation pourrait y favoriser l’émergence d’activités complémentaires dans la collecte, le transport, le stockage et la commercialisation.
Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de développement de la transformation locale des productions agricoles ivoiriennes. Au-delà de l’exportation de matières premières, l’objectif est de conserver une part plus importante de la valeur ajoutée sur le territoire national, à travers la production d’ingrédients et de produits semi-finis destinés aux industries.










