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La Côte d’Ivoire mise sur l’IA pour mieux suivre ses terres

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La Rédaction

Publié le 6 oct. 2026 · 2 min de lecture

La Côte d’Ivoire mise sur l’IA pour mieux suivre ses terres

Joseph-Olivier Biley, fondateur de WeFly Agri, et le pilote Ben Doumbia testent un drone dans une plantation d’hévéa / Source : Africanews

La Côte d’Ivoire veut renforcer sa capacité à observer l’évolution de ses terres et de ses écosystèmes grâce aux données satellitaires et à l’intelligence artificielle. Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a signé un accord-cadre de 24 mois avec l’entreprise technologique ivoirienne TerraKora AI pour développer de nouveaux outils nationaux de mesure et de suivi environnemental.

Le dispositif doit combiner observation de la Terre, analyse géospatiale, intelligence artificielle et données collectées sur le terrain. L’objectif est de produire des informations plus régulières sur l’occupation des sols, l’évolution du couvert végétal et les changements observés dans les espaces naturels et agricoles.

L’accord prévoit également le développement d’outils numériques de mesure, rapportage et vérification. Cette approche doit notamment améliorer l’estimation des stocks de carbone et permettre de mesurer plus précisément les effets des programmes de restauration des terres ou de séquestration du carbone.

L’intérêt pour le secteur agricole est important. Une meilleure connaissance des parcelles et de leur environnement peut renforcer progressivement la traçabilité des chaînes de valeur et documenter les pratiques agroforestières. Le cacao est particulièrement concerné, mais les mêmes outils peuvent intéresser à terme d’autres grandes filières ivoiriennes comme le café, l’anacarde ou l’hévéa.

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Le calendrier européen renforce cette dimension. À compter du 30 décembre 2026, les grands et moyens opérateurs concernés par le règlement européen contre la déforestation devront notamment être en mesure de démontrer que les produits mis sur le marché européen répondent aux exigences de non-déforestation. Pour le cacao ivoirien, la qualité des données géographiques et environnementales devient donc un enjeu commercial autant qu’environnemental.

Le partenariat doit aussi contribuer à construire une infrastructure nationale de données environnementales et à renforcer les capacités locales en matière de technologies géospatiales. La Côte d’Ivoire cherche parallèlement à développer un marché carbone reposant sur des données suffisamment robustes pour mesurer et vérifier les réductions d’émissions.

L’accord reste toutefois un cadre de coopération. Son impact dépendra désormais du déploiement effectif des outils, de leur intégration aux systèmes publics existants et de leur capacité à produire des données utilisables par les acteurs des filières agricoles.

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