L’Afrique du Sud veut passer à l’identification numérique du bétail
La Rédaction
Publié le 7 oct. 2026 · 2 min de lecture

Suivi et identification du bétail dans un élevage en Afrique du Sud. Source : Conservation International / Conservation South Africa.
L’Afrique du Sud prépare une refonte de son système d’identification des animaux avec l’introduction d’une traçabilité numérique beaucoup plus détaillée. Le ministère de l’Agriculture a publié le 6 octobre 2026 un projet de réglementation qui prévoit notamment l’enregistrement individuel des animaux et de leurs propriétaires dans une base nationale.
Le texte est soumis à consultation publique pendant 90 jours. S’il est adopté dans sa forme actuelle, les propriétaires d’animaux concernés devront utiliser des dispositifs d’identification approuvés et enregistrer leurs cheptels dans le système national INTERGIS.
Chaque animal pourrait être associé à différentes informations, notamment son âge, son sexe, son exploitation d’origine, son statut sanitaire et son propriétaire. Les mouvements entre exploitations seraient également enregistrés, tout comme les changements de propriétaire.
Le dispositif proposé introduit notamment une identification associant une boucle électronique et une boucle conventionnelle. Une micropuce pourrait également être utilisée avec une boucle auriculaire classique. Les animaux nés en Afrique du Sud recevraient des boucles jaunes, ceux importés des boucles vertes et les animaux détenus dans certaines zones sensibles à la fièvre aphteuse des boucles rouges.
PublicitéLes délais d’identification varieraient selon les espèces. Les bovins devraient être enregistrés à la naissance ou avant l’âge de six mois. Les agneaux et chevreaux seraient identifiés dans les trois semaines suivant leur naissance, tandis que les porcelets devraient l’être au cours de leur première semaine.
La réforme prévoit aussi un suivi plus précis des exploitations. Les détenteurs devraient conserver des informations relatives aux naissances, aux décès, aux arrivées et départs d’animaux ainsi qu’aux principaux traitements sanitaires.
L’un des enjeux réside dans l’étendue du dispositif. Les obligations proposées ne sont pas limitées aux grandes exploitations commerciales et pourraient donc concerner également les petits éleveurs et les détenteurs de quelques animaux.
Dans un secteur confronté aux enjeux sanitaires et aux exigences croissantes des marchés d’exportation, cette traçabilité individuelle pourrait faciliter le suivi des mouvements et l’identification des animaux concernés en cas d’incident sanitaire.










