Le Bénin mobilise 9,8 milliards de FCFA pour renforcer ses filières agricoles
La Rédaction
Publié le 7 oct. 2026 · 2 min de lecture

Séquence protocolaire au Palais de l’Élysée, à Paris, lors de la visite officielle du président béninois en France, le 5 octobre 2026. Source : Présidence de la République du Bénin
Le Bénin va consacrer près de 9,8 milliards de FCFA à plusieurs filières agricoles dans le cadre de nouveaux financements conclus avec l’Agence Française de Développement. L’effort porte principalement sur la pisciculture, mais prévoit également des investissements dans l’aviculture, la cuniculture et les productions végétales riches en protéines et en huiles.
La plus importante enveloppe atteint 6,6 milliards de FCFA, soit environ 10 millions d’euros. Elle sera mobilisée pour développer la pisciculture dans dix communes de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. Banikoara, Gogounou, Kandi, Kérou, Kouandé, Péhunco, Bassila, Copargo, Djougou et Ouaké figurent parmi les territoires concernés.
L’intervention doit couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la production d’alevins jusqu’à la commercialisation du poisson. Le gouvernement veut notamment augmenter la production nationale tout en améliorant la qualité des produits disponibles sur le marché.
La pisciculture constitue un enjeu important dans un pays où la demande en produits halieutiques reste élevée. Le développement du secteur se heurte encore à plusieurs contraintes, notamment l’accès à des alevins performants, le coût de l’alimentation et les capacités limitées de certaines exploitations. Ces difficultés réduisent la rentabilité d’une partie des fermes piscicoles et freinent l’expansion de la production locale.
PublicitéUn financement complémentaire d’environ 3,3 milliards de FCFA, correspondant à 5 millions d’euros, accompagnera les investissements productifs dans quatre autres filières. Seize communes du Borgou, de la Donga, des Collines et du Zou doivent bénéficier de cette seconde enveloppe.
Cette diversification permettra d’agir simultanément sur plusieurs productions alimentaires. L’aviculture et la cuniculture peuvent contribuer à renforcer l’offre locale en protéines animales, tandis que les filières protéagineuses et oléagineuses présentent un intérêt à la fois pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale et la transformation agroalimentaire.
Les conventions ont été conclues à Paris le 5 octobre dans le cadre de la visite du président Romuald Wadagni en France. Leur mise en œuvre sera désormais déterminante pour transformer les financements mobilisés en capacités de production supplémentaires dans les communes ciblées.










