Côte d’Ivoire : Le gouvernement annonce le retour de la TVA à 0 % sur les aliments pour animaux
La Rédaction
Mis à jour le 4 nov. 2026 · 3 min de lecture

Le ministre Sidi Touré lors des « Grands Rendez-vous de l’AIP » Source : Agence ivoirienne de presse (AIP)
Le gouvernement ivoirien prévoit de ramener à 0 % la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux aliments pour animaux et aux intrants entrant dans leur fabrication, pour l’exercice 2026-2027. Annoncée par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, cette mesure marque un nouvel ajustement fiscal destiné à alléger les charges des éleveurs et des fabricants d’aliments.
Jusqu’à fin 2025, les aliments pour le bétail et les animaux de basse-cour, ainsi que les intrants utilisés dans leur fabrication, bénéficiaient d’une exonération de TVA. L’annexe fiscale à la loi de finances 2026 a supprimé cet avantage et prévu leur assujettissement au taux normal de 18 %. Une ordonnance du 7 janvier 2026 a ensuite instauré un taux réduit de 9 %, applicable depuis le 17 janvier. Le retour annoncé à 0 % constitue donc le troisième changement de régime fiscal concernant ces produits en moins d’un an.
L’alimentation représente plus de 60 % des dépenses engagées dans l’élevage, selon les chiffres communiqués par le ministère. La hausse de la fiscalité avait suscité des préoccupations parmi les professionnels, notamment dans l’aviculture, où lle prix des aliments composés détermine une part importante du coût de production des poulets et des œufs. Les fabricants sont également concernés, en raison du poids des matières premières comme le maïs, le soja et certains produits céréaliers dans leurs charges d’exploitation.
En avril 2025, le ministère avait déjà annoncé des mesures d’allègement de 7 à 15 % des droits et taxes de douane sur certains produits destinés à l’alimentation animale, afin de soutenir les opérateurs du secteur.
PublicitéParallèlement, les ministères chargés des Ressources animales et de l’Agriculture travaillent au développement de la production locale de maïs et de soja. Des terres sont mises à la disposition des investisseurs pour encourager les cultures destinées à l’industrie de l’alimentation animale. Les autorités évoquent également la recherche de sources locales alternatives de protéines végétales pour diversifier les formulations et réduire les achats à l’étranger.
Les discussions fiscales concernent aussi l’aquaculture. Le ministère des Ressources animales et halieutiques et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont engagé une concertation sur les exonérations de TVA, les droits de douane et les taxes d’entrée applicables aux intrants et équipements de cette filière.
Le taux de 9 % demeure celui prévu par les textes fiscaux actuellement identifiés, en attendant la formalisation du retour annoncé à 0 %.










