Côte d’Ivoire : Salon du chocolat de Paris 2026, les frères Diakité portent haut les couleurs de Divo et du chocolat Made in Côte d’Ivoire
Thomas Biakpa
Mis à jour le 4 nov. 2026 · 5 min de lecture

Les frères Diakité ont porté haut les couleurs de Divo au Salon du chocolat de Paris 2026. Deux chefs de village étaient de la délégation/ Le paysan.ci
De Divo à Paris, le cacao ivoirien poursuit sa conquête de nouveaux horizons. Du 28 octobre au 1er novembre 2026, la ville de Divo, dans la région du Lôh-Djiboua, s’est invitée à l’un des grands rendez-vous internationaux consacrés au chocolat et à la pâtisserie. Au cœur de cette opération de promotion, Alahassane et Fousseni Diakité, deux frères jumeaux bien décidés à faire découvrir au monde entier le potentiel du chocolat fabriqué en Côte d’Ivoire.
À l’occasion du Salon du Chocolat et de la Pâtisserie de Paris, organisé à la Porte de Versailles, les deux promoteurs de DIAKING CHOCOLAT ont conduit une délégation comprenant notamment deux chefs de village de Divo. Une présence qui ne devait rien au hasard. Il s’agissait de mettre en lumière les richesses du terroir ivoirien, mais surtout de démontrer que le pays peut aller bien au-delà de la production et de l’exportation des fèves de cacao.
Pour les frères Diakité, ce rendez-vous parisien représente une occasion stratégique de faire connaître leur marque, de présenter leurs créations et de nouer des relations avec les professionnels d’un marché international particulièrement exigeant.
Une aventure industrielle née au cœur du terroir de Divo
Derrière DIAKING CHOCOLAT se trouve une histoire familiale intimement liée à la terre et à la culture du cacao. Fils de planteurs, Alahassane et Fousseni Diakité ont choisi de faire de leur région d’origine le point de départ de leur aventure entrepreneuriale.
Plutôt que d’éloigner leur activité des zones de production, les deux frères ont implanté leur unité industrielle à Divo, au plus près des producteurs qui approvisionnent leur entreprise. C’est dans cette logique de proximité et de valorisation des ressources locales qu’ils ont développé la Maison du Cacao.
Le principe est simple, acheter les fèves directement auprès des producteurs locaux et assurer leur transformation sur place. Une partie du cacao ainsi transformé sert ensuite à fabriquer les tablettes commercialisées sous la marque DIAKING CHOCOLAT.
À travers ce modèle, les deux entrepreneurs défendent une vision claire du développement de la filière. Celle de faire en sorte que les territoires producteurs ne soient pas uniquement des fournisseurs de matières premières, mais deviennent également des acteurs majeurs de la transformation et de la création de richesse.
« Le Divo », quand le chocolat raconte l’identité d’un territoire
Cette volonté de valoriser leur territoire se retrouve jusque dans les produits de la marque. Les frères Diakité ont ainsi choisi de baptiser « Le Divo » l’une de leurs gammes, affirmant leur attachement à leur ville et à son identité culturelle.
Mais cette collection ne se contente pas de porter le nom de Divo. Elle se démarque également par des compositions originales qui associent le cacao à des ingrédients emblématiques des saveurs locales.
Au menu, notamment, un chocolat au lait agrémenté de noix de cajou et un chocolat noir subtilement relevé à la citronnelle et au gingembre.
PublicitéDes associations audacieuses qui traduisent une volonté de sortir des recettes conventionnelles pour proposer une expérience gustative inspirée du patrimoine culinaire ivoirien.
À travers ces créations, DIAKING CHOCOLAT entend démontrer que le cacao national possède toutes les qualités nécessaires pour séduire les consommateurs, y compris sur les marchés où les exigences en matière de goût, d’originalité et de qualité sont particulièrement élevées.
Paris, une vitrine pour conquérir de nouveaux marchés
La participation au Salon du Chocolat et de la Pâtisserie de Paris marque une nouvelle étape dans le développement de la marque et dans la promotion du savoir-faire ivoirien.Pendant cinq jours, la délégation de Divo a eu l’opportunité de présenter ses produits à un public composé d’amateurs de chocolat, de visiteurs et de professionnels du secteur.
L’enjeu était également de créer des passerelles avec de potentiels partenaires commerciaux et des acteurs susceptibles d’accompagner la distribution des produits ivoiriens à l’étranger.
Outre les perspectives commerciales, cette présence internationale constitue une véritable opération de visibilité pour Divo et pour l’ensemble de la région du Lôh-Djiboua.Elle rappelle surtout que la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, dispose d’un potentiel considérable pour développer une industrie locale de transformation compétitive et innovante.
Car le véritable défi est désormais de faire évoluer le modèle économique de la filière de sorte à ne plus se limiter à vendre les fèves, mais transformer davantage de cacao sur le territoire national, développer des marques locales et conquérir les consommateurs internationaux avec des produits finis à forte valeur ajoutée.
En portant DIAKING CHOCOLAT sur la scène parisienne, Alahassane et Fousseni Diakité défendent bien plus qu’une marque commerciale. Ils portent une ambition entrepreneuriale, familiale et territoriale. Ils prouvent que le savoir-faire ivoirien peut s’imposer dans l’univers du chocolat.
Leur initiative illustre également le rôle que peuvent jouer les entrepreneurs locaux dans la transformation structurelle de la filière cacao, en créant de la valeur au plus près des zones de production.
De Divo à Paris, le message est donc sans équivoque : la Côte d’Ivoire ne veut plus seulement être connue comme le pays qui produit le cacao. Elle entend aussi faire reconnaître son savoir-faire dans la fabrication de chocolats capables de rivaliser sur les marchés internationaux.
Avec DIAKING CHOCOLAT, les frères Diakité ambitionnent ainsi de transformer une richesse agricole nationale en une véritable signature gastronomique ivoirienne.










